2009

Les Moulins en photos :

l’exploitation de la force motrice de l’eau

 

Le principe des installations hydroélectriques au fil de l’eau de la petite hydro-électricité est simple : une fraction du débit de la rivière est détournée dans un bief ou une conduite forcée pour alimenter une turbine, cette eau est ensuite restituée à la rivière par un canal de fuite.


A première vue, la petite hydro-électricité peut sembler n’être qu’une version miniature de la grande hydro-électricité, mais cette vision nous semble beaucoup trop réductrice. Cette idée est largement entretenue par le mode de classement des installations qui se fait en fonction de leur puissance : de quelques kW à 10 MW pour la petite hydro-électricité, de 10 MW à près de 20000 MW pour la grande hydro-électricité. Mais mise à part la puissance, les différences les plus notables entre grande et petite hydro-électricité, sont que les centrales de la petite hydro-électricité ne possède ni barrage (on parle au contraire de seuil), ni lac de retenu (il n’y a pas de phénomène d’“eaux mortes”). La majorité des sites de la petite hydro-électricité sont d’anciens moulins, dont les seuils et les biefs existent depuis des centaines d’années, qui ont été reconvertis dans la production d’énergie d’origine renouvelable.


Les installations de la petite hydro-électricité peuvent éventuellement fonctionner toute l’année, 24 heures sur 24, pour produire une énergie électrique de base. Elles présentent l’intérêt de ne rejeter aucun déchet dans l’eau, de ne pas affecter sa qualité, de ne pas émettre de gaz à effet de serre ni d’autres gaz polluants.


L’ancienneté et une exploitation mesurée et raisonnée de ce type d’installations, leur confèrent un impact extrêmement limité sur les écosystèmes aquatiques. De ce fait, elles répondent donc parfaitement aux contraintes soulevées par le Grenelle de l’Environnement, à savoir la production d’une énergie « propre », respectueuse de l’environnement et des écosystèmes, et peu coûteuse en génie civil. L’utilisation de lubrifiants “bio” biodégradables permet de réduire un peu plus l’impact liée à une éventuelle fuite intempestive.


Ce type d’installations participent de façon non négligeable à une production décentralisée d’énergie électrique d’origine renouvelable évitant notamment le transport sur de longues distances de l’électricité (le réseau électrique étant lui même de part les pertes dans les lignes un gros consommateur d’énergie). De plus, leur présence sur le territoire densifie le réseau socio-économique régional ce qui est loin d’être négligeable dans les zones rurales comme les nôtres.